L'année 2011 en Suisse a été marquée par des difficultés économiques dues au franc fort. Si les entreprises ont été touchées, le secteur touristique genevois n'aurait quant à lui pas trop souffert. Bien au contraire dans certains cas.
''Cet été, nous n'avons étonnamment pas remarqué de gros ralentissements dus à la cherté du franc'', constate Philippe Vignon directeur général de Genève Tourisme. ''Seules les fêtes de Genève ont quelque peu souffert, celles-ci tombaient en plein Ramadan. La clientèle du Proche-Orient ne s'est pas déplacée'' ajoute l'intéressé qui attend encore les chiffres de la fin de l'année 2011.
''…du jamais vu''
Plus surprenant, le tourisme estudiantin aurait même connu un boom selon Aurélien Wasem secrétaire de l'association C.A.R (Coordination Accueil Renseignements ndlr) qui s'occupe de l'accueil et du renseignement des touristes, notamment des jeunes à petit budget . Situé à la gare Cornavin de mi-juin à mi-septembre, le point d'information du C.A.R a enregistré une hausse de sa fréquentation cette année. ''En moyenne, 150 personnes par jour sollicitent nos services, mais cette année nous avons connu des pics allant jusqu'à 250 personnes par jour. Je n'ai jamais vu ça depuis mon entrée en fonction il y a cinq ans'', commente Aurélie Wasem qui souligne que les principaux centres d'intérêts sont les lieux célèbres comme la vieille ville ou les bords du lac. La vie nocturne attire également les curieux.
Une situation difficilement explicable
''Il est difficile d'expliquer cette hausse de fréquentation, mais il faut savoir que les gens qui passent par Genève sont souvent de transit. Ils ne restent généralement qu'un jour voir qu'un soir en ville avant de partir vers d'autres régions de Suisse''. Il est difficile de chiffrer l'impact économique de ce tourisme sur la ville qui souvent n'a aucune influence sur les nuitées.
A sa fondation, l'association C.A.R ne visait pas ce genre de tourisme appelé ''backpacker''. ''L'évolution de la demande a entrainé un repositionnement de notre association. Nous allons en faire plus pour les touristes de passage'', conclut Aurélien Wasem qui compte notamment repeindre la roulotte d'information pour donner une identité davantage ''backpackers''.






